Ivre, il asperge un flic de sang, crie qu'il a le sida et fait l'hélicobite
La rétro WTF 2022
L'histoire se déroule en France.
L'occasion de vous proposer, en guise d'amuse-bouche, ce petit sujet gorgé de joie malveillante, que nous avons réalisé jeudi 14 juillet, à l'occasion de la fête nationale:
Maintenant, restez concentrés parce que tout va aller très vite.
Le 30 juin dernier, un individu au volant d'un véhicule qui n'a rien d'une Ferrari est stoppé «en pleine gloire» par une patrouille de la gendarmerie nationale. Nous sommes en Seine-et-Marne. L'individu, appelons-le Bernard, roule comme un sagouin sur l'autoroute. Plus précisément, Bernard roulait à 160 km/h (au lieu de 130) sur l'A5, avec plus de deux grammes d'alcool par litre de sang. Une fois les agents devant le bolide immobilisé, c'est le début d'un grand déballage de n'importe quoi.
Son poing brise la vitre
Ivre, mais déterminé, Bernard, 35 ans, ne se laisse pas faire. Dans un torrent d'insultes, il brise de son poing la vitre côté conducteur, avant de sortir de son véhicule et de se fracasser (volontairement) un coin de son crâne contre une bordure en béton qui n'avait rien demandé. Sans ralentir la cadence des noms d'oiseau qu'il offre gratis aux policiers, Bernard considère soudain que ce serait une bonne idée d'accompagner les insultes de quelques giclées de son propre sang.
Une «blagounette qui n'a pas du tout fait rire notre camarade, néanmoins séronégatif», expliqueront les gendarmes sur leur page Facebook, quelques jours plus tard.
Avant que les forces de l'ordre ne l'immobilisent totalement, Bernard trouve le temps de sortir son sexe pour se lancer dans une célèbre imitation des hélices d'un hélicoptère. Un sport communément baptisé «hélicobite». Sur Facebook, les gendarmes se sont fendus d'une description un poil plus mignonne:
Oui, la scène paraît loufoque et l'être humain est décidément un animal fantastique. Reste que, dans ce récit, Bernard n'a rien fait d'autre que d'agresser violemment des gendarmes. Un fait divers qui aurait pu atterrir sur des conséquences autrement plus graves et qui se termine donc (logiquement) par une punition à la hauteur de l'étrange bazar.
- Permis suspendu 6 mois
- Obligation de soins (psychiatriques, vous l'aurez compris)
- Obligation de formation/travail
- 6 mois de prison avec sursis
- 2 ans de mise à l'épreuve
- Obligation d'indemniser les victimes (1000€ pour trois gendarmes)
- 140 heures de travaux d'intérêt général
- Obligation d'avoir un lieu de résidence fixe
- Obligation de prévenir de tout changement de résidence ou départ à l'étranger
Parfois pratiquée en public par des personnes sous l'emprise de l'alcool, elle vaut amendes ou peines de prison aux exhibitionnistes s'y adonnant. Dans le cadre d'entreprises à la gestion anticonformiste, ce geste sexuellement provocant peut être un moyen subversif et théâtral de rétablir le pouvoir de la direction en humiliant les salariés.
(fv, jah, asi)
Cet article a été publié une première fois le 15 juillet 2022.
